Lutte contre le SIDA, le Gouvernement doit assumer !
La 18ème conférence internationale sur le sida vient de s'ouvrir à Vienne et la question du financement reste, plus que jamais, au centre des débats.
Á l'heure où les gouvernements n'ont plus que les mots « rigueur » et « baisse des subventions » à la bouche, les 20 000 participants à cette conférence s'inquiètent de l'avenir des plans de lutte contre le sida.
Notre pays est au centre de cette inquiétude puisque sa participation était déjà en baisse en 2009. Qu'en sera-t-il en 2010? La lutte contre le sida sera-t-elle également abandonnée à la règle de la gestion comptable du budget?
Au moment où la recherche montre que l'utilisation de la trithérapie serait efficace pour réduire la transmission du VIH et où des travaux sur un gel microbicide (tuant le virus) sont en cours, il serait bon que la France honore ses engagements en faveur de la lutte contre le sida en assumant son rôle de donateur.
Le « ministère de la parole » exercé par le Gouvernement dans le domaine de la santé est une chose, nous attendons maintenant qu'il passe réellement aux actes, pour le bienfait de la population.
« Jugement du Tribunal des prud’hommes pour les ex-SFR : Victoire ! »
Catherine LEMORTON, aux côtés des ex-SFR depuis le début, se satisfait du jugement du Tribunal des prud’hommes du mardi 6 juillet 2010.
En effet, après que les salariés aient reçu par mail le 23 mai 2007 l’annonce du projet d’externalisation des trois centres d’appel (Toulouse, Lyon et Poitiers), le Tribunal a enfin reconnu le caractère abusif de ce transfert.
Cette décision fera jurisprudence pour alerter sur le mode opératoire de groupes financièrement rentables (comme Vivendi dans ce cas) qui, tout en bénéficiant d’aides de l’Etat et des Collectivités territoriales, usent et abusent de ce type de transfert de personnels à moindre coût et sans aucune concertation. C’est déjà un premier et grand succès !
Catherine LEMORTON soutient le mouvement de la FNARS
Catherine LEMORTON, députée de la Haute-Garonne, souhaite apporter son entier soutien au mouvement de la Fédération Nationale des Associations d’accueil et de Réinsertion Sociale (FNARS), en lutte contre la réduction dramatique des crédits budgétaires alloués par l’Etat, essentiels à leur fonctionnement. Celle-ci représente dans la région des baisses de l’ordre de 30 % pour l’Hébergement d’urgence, 20 % pour la veille sociale, et jusqu’à 75 % pour l’accueil de jour, qui se traduisent par des réductions des capacités des sites et foyers d’accueil, quand leur taux d’occupation est déjà de 99%, ainsi que par un suivi forcément moindre des détresses individuelles.
Ces associations jouent pourtant un rôle décisif d’assistance et de suivi envers ceux que la violence sociale et les malheurs de la vie ont rendu particulièrement démunis.
Dans une société de plus en plus dure, où le droit à l’emploi n’est toujours pas assuré lors même que le contexte économique est particulièrement défavorable à l’embauche des moins diplômés, dans une France du XXIème siècle où près d’une femme sur dix déclare être victime de violences conjugales, où la malnutrition et ses maladies afférentes sont toujours une funeste réalité pour une part non négligeable de nos huit millions de pauvres, où l’espérance de vie de ceux qui n’ont plus qu’un pont pour seul abri ne dépasse pas 45 ans…, rogner ainsi sous prétexte de rigueur gouvernementale les modestes subsides qu’on avait daigné octroyer à ces associations est ou une décision d’une rare inconscience, ou la preuve d’une inhumanité caractérisée.
Que représentent les 2,3 millions d’euros que la FNARS Midi-Pyrénées réclame pour boucler son budget au regard des gabegies personnelles éhontées de nos ministres, des 40 milliards d’euros annuels d’évasion fiscale à peine combattue quand elle n’est pas encouragée, et de l’augmentation de 172 % du traitement du Président Sarkozy ?
Si la générosité, la fraternité et la compassion ne sont pas la devise du gouvernement, quelle logique peut alors justifier de telles décisions ? Réaliser des économies ? Mais se désengager aujourd’hui de l’assistance sociale – outre ruiner le quotidien, la qualité et l’espérance de vie de milliers de personnes et de familles dans tout le pays – c’est faire subir demain à toute la société les pires extrémités auxquelles la nécessité et la souffrance psychologique auront conduit les plus malheureux d’entre nous. Avec tous les coûts sociaux que cela implique, quand les dégâts sont réparables. Lui qui l’use à tous ses discours, quel singulier entendement le gouvernement a-t-il du terme « pragmatisme » !
Dès 1849, un an après les terribles émeutes du chômage et de la faim durement réprimées par l’éphémère IIème République, Victor Hugo lançait cet avertissement à une Assemblée Législative très largement dominée par la Droite du Parti de l’Ordre : « songez-y, c’est l’anarchie qui ouvre les abîmes, mais c’est la misère qui les creuse. »
L’Histoire et la Commune de Paris lui donneront raison vingt-deux ans plus tard... Il ajoutait encore ce que le gouvernement devrait un peu plus méditer : « Il faut […] substituer à l’aumône qui dégrade l’assistance qui fortifie. »
« Réunion publique sur la gestion de la pandémie de la grippe A » :
Catherine LEMORTON, Députée de la 1ère circonscription et Gérard BAPT, Député de la 2ème circonscription et Maire de Saint-Jean, membres de la Commission d’enquête sur la grippe A à l’Assemblée Nationale vous invitent à une réunion – débat sur la manière dont a été « programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A ».
Cette réunion aura lieu le 8 juillet à 21 heures, salle « Osete », 6, rue du Lieutenant Colonel Pélissier – 31 000 Toulouse.
Soins aux étrangers en attente de régularisation : la franchise de la honte !
L'accès gratuit aux soins pour les étrangers en attente de régularisation est un droit qui a été créé en 2000 pour un public qui n'est pas en capacité d'assumer économiquement ses dépenses de santé.
Depuis son arrivée au pouvoir, la droite, qui ne cesse de tout mettre en œuvre pour stigmatiser cette population, tente de revenir sur cette aide médicale.
Après les décisions de 2003, destinées à durcir les conditions d'accès et à augmenter les contrôles, le Gouvernement tente aujourd'hui d'instaurer une participation financière de 15 euros au moment de l'ouverture du droit à l'aide médicale.
Roselyne Bachelot, auteure de cette proposition, devrait savoir que ce droit, offert à 200 000 personnes en France, doit rester universel et qu'aucune barrière (financière ou administrative) ne pourra décemment établir un tri entre les « bénéficiaires » et les « autres ».
Les sans-papiers vivent déjà un drame en tentant d'accéder à une vie meilleure loin de chez eux. Si la France décide, par tous les moyens, de durcir leur « qualité » de vie sur notre territoire pour les refluer chez eux, elle trahira définitivement l'idée que beaucoup se font d'elle...
Pour en finir avec les discriminations à l’encontre des personnes LGBT mobilisons nous autour du thème : «Violences, discriminations : Assez ! Liberté et égalité, partout et toujours»
C’est en maintenant une vigilance forte et la mobilisation de tous et toutes que l’on pourra faire reculer les discriminations et les violences subies en raison de son genre ou de son orientation sexuelle.
L’égalité devant la loi n’est toujours pas une réalité en France.
Catherine LEMORTON insiste particulièrement sur le droit des personnes de même sexe de se marier et de fonder une famille. Les ambiguïtés de la droite à ce sujet ne sont pas acceptables.
Plus d’une dizaine de propositions de lois ont été déposées par les parlementaires socialistes pour promouvoir les droits des personnes LGBT. La droite les a toujours rejetées.
Tous les couples et familles doivent pouvoir êtres reconnus et protégés par les mêmes institutions. Il s’agit de défendre le principe d’égalité.
Afin de mettre un terme aux injustices que connaissent les personnes LGBT notamment, il est par ailleurs nécessaire de développer les droits sociaux liés au pacs. En matière de retraite par exemple, il est nécessaire de garantir des pensions de réversion aux couples de même sexe.
Toujours aucune amélioration sur le front de l’emploi : les Français attendent une autre politique !
Alors que le gouvernement ose prétendre que sa politique permet à la France de sortir de la crise, son discours est pris en défaut par les chiffres du chômage, qui montrent que la situation en France ne cesse de se dégrader. Pour le mois de mai 2010, on dénombre une nouvelle augmentation de +22 600 demandeurs d’emploi pour la seule catégorie A.
Alors que le Président de la République face au Français, le 25 janvier, annonçait fièrement que le chômage allait diminuer dans les semaines à venir, nous en sommes, depuis le début de l’année, à une augmentation de + 93700 (+54700 en catégorie A) demandeurs d’emploi. La persistance de cette augmentation mois après mois montre que la France reste ancrée dans la crise et que la politique du gouvernement de relance de l’économie est un échec.
Les Français souhaitent un changement de politique. Aujourd'hui, très nombreux, ils ont réclamé ce changement dans la rue. Et pourtant, le gouvernement refuse d’entendre ce message. Préférant ne pas assumer ses responsabilités, il se contente de mettre ses échecs sur le dos de la crise. Il ne peut nier cependant que sa politique a contribué à aggraver la situation.
Catherine LEMORTON n’a cessé de dénoncer les effets pervers, par exemple, de la défiscalisation et des abattements sur les heures supplémentaires, véritable machine à détruire des emplois sur fonds publics. Elle avait également pointé la faiblesse du plan de relance. Aucune mesure de relance digne de ce nom n’a depuis été prise.
Catherine LEMORTON appelle à une autre politique, celle dont la France a besoin, tant dans la bataille de l’emploi que pour mener la réforme du système des retraites. Il est temps d’agir avec de véritables mesures qui permettent de relancer la consommation, d’aider véritablement les PME victimes de l’étranglement du crédit et de soutenir les collectivités locales dans leurs efforts.
Déserts médicaux : le gouvernement renonce à agir
Roselyne Bachelot a annoncé l'abandon des seules mesures de la loi HPST destinées à lutter contre les déserts médicaux : la mise en place de contrats santé solidarité et l'obligation pour les médecins de déclarer leurs absences. Cette annonce traduit le mépris avec lequel est traité le Parlement, puisque de manière assumée le pouvoir exécutif refuse de mettre en œuvre des dispositions législatives.
Catherine LEMORTON appelle les parlementaires de la majorité à interroger le gouvernement sur le rôle qu'il leur fait jouer : soutiens alibis d'une pseudo-réforme un jour, spectateurs muets de son retrait le lendemain.
Catherine LEMORTON avait dénoncé, tout au long de la discussion du projet de loi, l'absence de mesure résolue pour lutter contre l'inégalité d'accès aux soins, notamment territoriale. Nous savons que les médecins sont mal répartis sur le territoire et que ce déséquilibre démographique engendre des inégalités d'accès aux soins. Les jeunes médecins ne s’installent pas dans des régions jugées moins attractives. Alors que ceux qui y travaillent déjà sont surchargés.
La lutte contre les déserts médicaux réclame une politique ambitieuse et du courage, des mesures de régulation responsables et structurantes. C'est toute l'organisation des études de médecine et de la médecine libérale qui est à revoir : obligation pour les étudiants de stages longs en médecine ambulatoire, encouragement à la pratique de groupe notamment par le soutien aux maisons de santé pluridisciplinaires, définition des temps d'accès maximum aux professionnels de santé, introduction d'une part forfaitaire dans la rémunération des médecins, encadrement des dépassements d'honoraires, mise en œuvre de délégations de tâches, …
En renonçant à faire appliquer la loi qu'il a lui même fait voter, en ne présentant pas d'emblée un nouveau projet destiné à lutter contre les déserts médicaux, le gouvernement renonce à prendre la mesure des inégalités grandissantes d'accès aux soins dans notre pays.
Il engage ainsi sa responsabilité face aux Français qui depuis 5 ans voient leurs dépenses de santé s'envoler et assistent à la mise en place, avec le soutien du gouvernement, d'une médecine à deux vitesses.
Dépendance : les courtes vues de la droite
Un rapport parlementaire sur le financement de la prise en charge de la dépendance, présenté hier, préconise l’obligation d’une souscription à une assurance privée. Ce début inaugure très mal de la suite des débats.
Face à des besoins nouveaux importants, il est nécessaire de refuser le dangereux amalgame pratiqué par la droite qui fait de la responsabilisation individuelle le cache misère de son refus d’une véritable politique solidaire et collective de prise en charge de la dépendance.
Le recours aux assurances privées revient à confier le risque dépendance au marché. Cela ne permettra pas de garantir des conditions justes, efficaces et susceptibles de répondre aux besoins. Le rôle des assurances privées ne peut être envisagé qu’à la marge et en complément d’un socle de base universel et financé par la solidarité nationale.
Par ailleurs, la proposition de réserver l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) aux personnes les plus dépendantes est inacceptable. Cela reviendrait à supprimer l’APA à la moitié des bénéficiaires, cela contredirait l’exigence d’une prise en charge adaptée et le plus tôt possible pour préserver l’autonomie.
Catherine LEMORTON rappelle qu’elle est favorable à un nouveau champ de protection sociale d’aide à l’autonomie tout au long de la vie.
Sécurité : Sarkozy passe mais les effectifs manquent toujours.
Le Président de la République s’est donc rendu hier soir dans la cité des 4 000 à la Courneuve. Le fait que ce déplacement soit présenté avec des accents de profonde satisfaction par la présidence de la République est révélateur de l’impuissance profonde de Nicolas Sarkozy à garantir la tranquillité publique.
Qu’il soit obligé de se cacher pour se rendre en Seine-Saint-Denis et de garder son déplacement secret en dit long sur le rejet de sa politique dans les banlieues et sur l’ampleur de son échec.
Cette « visite surprise » ne règlera malheureusement rien à la réalité quotidienne profondément dégradée que vivent, en Seine St Denis, les habitants des 40 communes de ce département.
Ce déplacement aurait été beaucoup plus utile si le Président en avait profité pour annoncer que les effectifs de police y étaient renforcés de manière durable.
Est-il normal que pour une circonscription de sécurité publique comme celle de St Denis où vivent 105 000 habitants, on ne puisse compter que sur 300 personnels alors qu’ils sont 349 dans celle du 5ème arrondissement de Paris où habitent 53 000 personnes ? Est-il normal qu’à la Courneuve, on ne recense que 6 officiers de police judiciaire, en encore en intégrant le commissaire ?
La Seine St Denis, comme tous les autres départements, n’attend pas des visites éclairs ou une politique de coups médiatiques mais une action au quotidien au service de la protection et du progrès pour tous les citoyens.
Sommet du G20 de Toronto : le monde a besoin d’un G20 enfin utile !
Le Parti socialiste lance un appel aux dirigeants du G20 pour qu’ils prennent enfin des décisions pour mettre en place une véritable régulation financière et économique et pour relancer la croissance mondiale sur des bases saines et durables.
Les propositions de taxation des banques portées par l’Allemagne, le Royaume-Uni et la France, ainsi que par les Etats-Unis, et l’annonce par la Chine de sa volonté d’assouplir sa politique de change, constituent des premiers pas en avant mais elles doivent aboutir maintenant à des résultats concrets. La taxation des banques ne doit pas se limiter à une obole purement symbolique sans effet sur la limitation de la spéculation et incapable d’apporter de ressources suffisantes pour financer une politique de redressement des comptes qui ne détruise pas la croissance.
Alors que les marchés financiers poussent aujourd’hui les Etats à mettre en place des plans d’austérité, oubliant que ces Etats ont bien souvent creusé leurs dettes pour sauver la finance mondiale de l’effondrement, la question de la régulation financière reste centrale. Nous avons besoin de politiques équilibrées d’accompagnement de la reprise par des politiques de soutien à l’activité et de réduction des déficits et elles seraient facilitées par un encadrement plus strict des marchés financiers.
Le Parti socialiste européen (PSE) a proposé des mesures progressistes qui permettraient à la fois de refaire passer l’économie réelle avant la finance et de dégager des ressources pour financer des politiques de soutien à l’activité :
- tous les produits dérivés, y compris les produits hors bourse (OTC) doivent être régulés,
- la vente à découvert sans contrepartie doit être interdite,
- une taxe sur toutes les transactions financières de 0,05% doit être introduite.
Le Parti socialiste français s’inscrit dans cette initiative et demande à la France et aux Européens de défendre ces positions à Toronto. Il demande également la séparation des activités de dépôts et d’investissement, le renforcement du rôle du FMI, la présence de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) au G20, ainsi que la participation de l’Afrique à ces réunions.
Le Parti socialiste demande des mesures qui mettront réellement fin aux paradis fiscaux, à la fraude et à l’évasion fiscale, à l’évasion réglementaire et au blanchiment d’argent. Il faut interdire enfin aux banques et aux établissements financiers de travailler avec les paradis fiscaux.
L’annulation par le Président de la République d’une rencontre avec des ONG pour discuter des positions françaises pour le G20, afin de recevoir Thierry Henry, constitue malheureusement un nouveau signe du peu d’intérêt porté à ce rendez-vous. Il est pourtant urgent d’agir.