La proposition de Nicolas Sarkozy d'inscrire dans la Constitution française une règle de limitation du déficit public à quelque chose de surréaliste.
C’est celui dont la politique aura creusé le plus grave déficit que la France a connu depuis 65 ans qui se veut, aujourd'hui, dans les mots, le chantre d'un retour à l'équilibre. Quand les résultats lui échappent, le chef de l'Etat se tourne vers les phrases, les déclarations, les incantations. Quand le présent se dérobe sous ses pas, il se tourne vers l'avenir et créé des obligations à ses successeurs !
Ce n'est pas d'un débat constitutionnel dont la France a besoin, c'est d'une réponse précise, efficace et juste à la question décisive : « Comment diminuer, dès aujourd'hui, le déficit de la France tout en soutenant une activité économique particulièrement faible voire négative ? »
De ce point de vue, les propositions de Nicolas Sarkozy, reprenant les déclarations déjàfaites par le Premier ministre, sont désastreuses. Le gel des salaires des fonctionnaires et la réduction des dépenses d'intervention soutenant le revenu des plus faibles des Français, seront néfastes à la consommation des ménages déjà atone. Et, la baisse des concours aux collectivités territoriales, ainsi que la diminution des dépenses d'investissement de l'Etat auront un effet des plus dépressif sur l'investissement et l'activité des entreprises.
En fait, au-delàdu débat constitutionnel, Nicolas Sarkozy prépare une France sans croissance au chômage toujours en hausse et dont ... les déficits continueront à se creuser.
Déficits des collectivités locales
A l'issue de la conférence des déficits organisée le 20 mai par l'Élysée, le Président de la République a annoncé un gel "en valeur" des quelques 50 milliards d'euros de dotation versés chaque année par l'Etat aux collectivités locales. Celles-ci ont boycotté cette réunion car elles ne veulent pas être rendues responsables des déficits et de l'endettement abyssaux de l'Etat, qui n'ont cessé d'augmenter depuis la fin de 2002 pour atteindre, depuis l'an dernier, des sommets sans précédent sous la Ve République.
Les collectivités locales (régions, départements, communes) sont en effet bien gérées puisqu'elles réalisent 75% investissements publics et ne représentent que 10% de la dette. Les collectivités locales qui n'ont pas le droit d'être en déficit pour leurs dépenses de fonctionnement, observent un strict équilibre dans leurs comptes. Elles refusent d'être les boucs émissaires de l'irresponsabilité du gouvernement.
Après la suppression de la taxe professionnelle, et la perte des 12 milliards d’euros annuels qu’elle rapportait, après les transferts de compétences et de personnels consentis par l’Etat sans compensation financière, ce sont désormais les dotations de l’Etat qui vont être gelées.Les services publics locaux notamment les services sociaux seront les premières victimes des décisions de Nicolas Sarkozy. Les régions, départements et communes qui doivent déjà faire des coupes sombres dans leur budget d'investissements et de subventions vont devoir supprimer des pans entiers de leurs interventions, notamment vers les associations qui font le lien social et le vivre ensemble.
De surcroit les collectivités territoriales qui ont le mauvais goût d’être en majorité dirigées par la gauche seront mises sous tutelle : le montant des dotations allouées serait déterminé en fonction de critères de bonne gestion… eux-mêmes définis par un Etat qui, en deux ans de présidence Sarkozy, a augmenté sa dette de 20% alors que celle des collectivités territoriales a diminué entre 1995 et 2008 !
On ne résoudra pas le grave problème des déficits de l'Etat en asphyxiant les collectivités locales pourtant exemplaires dans leur gestion. Nicolas Sarkozy ferait mieux de prendre exemple sur elles qui, depuis le début de la crise, ont soutenu la croissance par leurs investissements, maintenu leurs dépenses de fonctionnement en équilibre et modéré leur endettement.
Ces calamiteuses décisions aggraveront les inégalités territoriales qui sont la matrice de toutes les inégalités d'accès à l'emploi, au logement, au soin, à la culture, au sport, aux loisirs. Elles ne feront que déprimer l'activité, grossir le chômage et nourrir encore davantage les déficits.
Décès de Robert Laffont
Catherine LEMORTON salue la mémoire de Robert LAFFONT. Son œuvre d’éditeur artisan de la démocratisation de la lecture est considérable, et marquera le XXe siècle tant par la diffusion d’une littérature populaire que par la valorisation du patrimoine littéraire français et étranger.
Catherine LEMORTON présente ses condoléances à sa famille et à ses proches.
Le projet de la droite pour nos retraites : travailler plus pour gagner moins
L’UMP, notamment par la voix de François Fillon, a multiplié aujourd’hui les invectives et les anathèmes contre les propositions du PS, n’hésitant pas à les déformer honteusement et à manipuler les chiffres.
François Fillon a prétendu que nous voudrions augmenter la CSG sur les revenus du capital, alors que cette proposition ne figure pas dans notre plan.
Il a prétendu que les chiffres que nous retenons pour le produit de la taxation des bonus et des stock-options n’est pas crédible, alors qu’ils sont en deçà des calculs de la Cour des Comptes.
Il a expliqué que nous avons basé nos prévisions sur un scénario optimiste, alors que nos propositions permettent de couvrir tous les scénarios du Conseil d’Orientation des Retraites (à l’exception du plus pessimiste, retenu par personne).
Il a remis en cause l'impact positif que pourrait avoir l'incitation à travailler plus longtemps pour ceux qui le souhaitent sur le déficit du système de retraite, alors que N. Sarkozy lui-même dans son programme pour 2007 qui affirmait: « en travaillant davantage, vous contribuez à résoudre le problème de l’équilibre des retraites ».
Catherine LEMORTON attendrait plutôt de la part du gouvernement qu’il apporte des réponses aux préoccupations des Français. Au lieu de cela, il se contente d’orientations confuses, qui confirment que les choix sont déjà faits : reculer l’âge de départ.
Jean-François COPE a annoncé aujourd’hui qu'il était d'accord avec le gouvernement pour proposer le relèvement de l'âge légal ajouté à une hausse de la durée de cotisations. Les choses se précisent enfin : la réforme de la droite ne sera ni juste ni efficace.
Elle ne sera pas juste car seuls les salariés vont en assumer la charge ; avec ce gouvernement, la pilule est amère, il faut travailler toujours plus pour gagner toujours moins.
Cette réforme ne sera pas efficace, car elle ne permet pas de répondre aux défis de financement dans la durée, selon les projections mêmes du COR.
Les socialistes attendent avec impatience de connaître le détail des propositions du gouvernement : ils ont, eux, présenté aux Français des propositions précises qui répartissent l'effort et mettent à contribution les revenus du capital.
Catherine LEMORTON s’inquiète de la situation en Thaïlande
Catherine LEMORTON exprime ses vives inquiétudes face à l’évolution de la situation en Thaïlande. Elle déplore l’explosion de violence qui a embrasé la capitale du pays au cours de la journée du 19 mai et qui est le résultat d’une escalade qui dure depuis plusieurs semaines.
Elle appelle le gouvernement et l’armée à l’arrêt de la violence et à la reprise immédiate des négociations avec l’opposition.
Elle demande à toutes les organisations internationales, l’ONU, l’Union européenne et l’ASEAN d'user de leur influence pour empêcher la dégradation d’une situation qui risquerait de déboucher sur une guerre civile.
Communiqués du Parti Socialiste
Pour remédier à l’absence de parité effective à l’Assemblée nationale, les socialistes avancent des propositions. Que fera la droite ?
En France, les femmes représentent seulement 18,5% des députés. Afin de mettre un terme à cette situation inacceptable, une proposition de loi socialiste a été discutée hier. Si cette proposition est adoptée, les partis seraient obligés de présenter des candidats de manière paritaire aux élections législatives, sous peine de ne plus bénéficier du financement public. De plus, il est proposé de pénaliser les partis par une retenue financière en cas de parité non effective parmi les élu-e-s. Cette mesure vise à encourager les partis à présenter des candidates dans les circonscriptions susceptibles d’être gagnées.
Il est temps que la droite fasse sa révolution culturelle et prenne en considération elle aussi un de nos plus essentiels principes républicains, mis à mal par son projet de contre-réforme des collectivités territoriales. Ce projet annonce en effet un recul inacceptable de la parité, ce qui traduit un conservatisme tenace vis-à-vis de l'accès des femmes à la vie politique.
Pour contrer cette régression, les socialistes mènent une vaste mobilisation citoyenne, et ont notamment lancé une pétition pour la défense et la promotion de la parité dans les fonctions électives, les institutions publiques ou encore les conseils d’administration (http://www.defendonsnosterritoires.fr/defendons-la-parite).
Les socialistes, artisans majeurs de la parité par les lois de 1999 et 2000, en sont conscients : seules des actions volontaristes permettront de faire progresser la parité. Dans cet esprit, une convention sur la rénovation sera prochainement menée au sein du Parti socialiste afin de favoriser la représentativité des dirigeant-e-s et élu-e-s socialistes. Favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux responsabilités politiques est une question d'égalité, de démocratie, de représentativité.
D’autres pays ont décidé d’agir fortement. L’Assemblée nationale sénégalaise a adopté cette semaine une loi imposant la parité totale. Il faut saluer ces mesures courageuses et porteuses de progrès. À l’instar des parlementaires sénégalais, les députés français doivent garantir la parité.
La droite doit passer de l’affichage des intentions aux actes : il est essentiel que l’ensemble des député-e-s soutienne la proposition de loi socialiste qui sera soumise au vote le 25 mai.
Tension entre les deux Corées
Une commission d’enquête internationale a conclu hier que le naufrage d’une corvette sud-coréenne, survenu le 26 mars dernier et provoquant la mort de 46 marins, est dû au tir d’une torpille nord-coréenne.
Le Parti socialiste condamne cet acte irresponsable et belliqueux de la Corée du nord et les déclarations de Pyongyang faites hier menaçant la région d’une « guerre généralisée ».
Il souhaite que l’ONU et tous ceux qui peuvent avoir une influence auprès des deux Corées, notamment la Chine et les États-Unis, en usent pour faire baisser la tension.
Le Parti socialiste, attaché à la paix et la stabilité régionale, demande la reprise immédiate aussi bien des négociations multipartites sur le programme nucléaire nord-coréen que du dialogue entre les deux Corées.
Baisse du nombre de chômeurs ou aggravation de la précarité ?
Alors que le chômage continue globalement de progresser, le gouvernement persiste à nier la réalité en mettant en avant des statistiques restrictives. Il s’appuie sur les seuls chiffres du chômage de la catégorie A pour laquelle le nombre de demandeurs d’emploi diminue au mois de mars de 0,2%, soit une augmentation de 237 600 demandeurs d’emploi en un an.
En réalité, le nombre de chômeurs en catégorie A, B et C augmente de + 18.100 pour le seul mois de mars. S’agissant des catégories B (demandeurs d’emploi ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois) et C (demandeurs d’emploi ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois), ce nombre augmente de +24.700.
L’augmentation significative du nombre de ces demandeurs d’emploi dans ces deux catégories constitue en l’état une singularité inquiétante et révélatrice d’une véritable explosion de la précarité.
Ce constat est le résultat de l’inconséquence de la politique de l’emploi du gouvernement.
Depuis la loi TEPA, les entreprises peuvent différer la reprise des embauches (notamment en temps plein) en jouant sur les heures supplémentaires (défiscalisées mais également exonérées de charges sociales).
L’augmentation du recours aux heures supplémentaires au quatrième trimestre 2009 par rapport au quatrième trimestre 2008 (+5,7 %) confirme que les dispositifs mis en place par la droite empêchent la création d’emplois et retarderont massivement l’embauche lors de la reprise économique.
Catherine LEMORTON n’a cessé de dénoncer les effets pervers de la défiscalisation et des abattements sur les heures supplémentaires, véritable machine à détruire des emplois sur fonds public. Catherine LEMORTON continue et continuera de demander la suppression de ce dispositif. En période de reprise, ce mécanisme devient une véritable machine infernale contre l’emploi
Lettre d’une ancienne déportée : Catherine LEMORTON condamne la censure
Catherine LEMORTON est scandalisée par la censure dont a fait l’objet la lettre écrite par Ida Grinspan, ancienne déportée, qui devait être lue par des élèves de Parthenay dans le cadre de la Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la déportation.
Le temps où Alain Resnais, le cinéaste de Nuit et Brouillard, était contraint de masquer le képi français du gardien du camp de Pithiviers est pourtant révolu. Ida Grinspan a été arrêtée par des gendarmes français – c’est un fait, qui ne souffre pas de contestation quinze ans après la reconnaissance par le président de la République Jacques Chirac de la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs de France.
Le Maire de Parthenay, Xavier Argenton, comprend bien mal le devoir de mémoire et l’exigence de l’histoire.
Évoquer le trop plein de « repentir » pour justifier la censure et le refus de la vérité, c’est faire injure aux milliers de gendarmes qui se sont engagés dans la Résistance, et aux 54 membres des forces de l’ordre français qui ont été reconnus comme Justes parmi les nations.
Hommage à Pierre BEREGOVOY
Le 1er mai 2010, les Socialistes commémoreront le 17ème anniversaire de la disparition de Pierre BEREGOVOY, grand militant socialiste et grand Premier ministre, engagé tout au long de sa vie au service du progrès social et d’une conception exigeante de l’action publique.
Les socialistes nivernais rendront hommage à Pierre BEREGOVOY au cimetière Jean Gautherin de Nevers, le samedi 1er mai à 10h00.
Mercredi 28 avril à 10h30, les membres de la direction nationale ont rendu hommage à Pierre BEREGOVOY, autour de Martine AUBRY, au siège du Parti socialiste, 10 rue de Solférino à Paris.
Ils ont observé une minute de silence en sa mémoire et une gerbe a été déposée devant la plaque commémorative apposée dans la cour centrale du siège du Parti socialiste.
Suppression des allocations familiales et police à l'école : N. Sarkozy persiste à proposer des mesures injustes et inefficaces
La lutte contre la délinquance, l’absentéisme et le décrochage scolaires sont des problèmes difficiles qui méritent mieux que des nouvelles gesticulations.
En matière d’absentéisme scolaire, les mesures seulement répressives ont partout démontré leur impuissance. En France, la suspension des allocations familiales, déjà prévue par la loi depuis 2006 est dénoncé jusque dans les rangs de la droite – par la voix de l’ancien ministre de l’Education nationale, Luc Ferry – comme une mesure « injuste et inefficace ». En Grande Bretagne, le taux d’absentéisme scolaire a augmenté de 40% depuis que le pays pénalise financièrement et emprisonne les parents « responsables ».
Qu’à cela ne tienne : d’après le président de la République, si la suppression des allocations ne fonctionne pas, c’est qu’elle n’est pas assez « systématique ». Il faut une nouvelle loi, une de plus. Et puisque les conseils généraux, dont relève aujourd’hui la décision de suspension, rechignent à exercer cette compétence, la solution est toute trouvée. Ce seront désormais les préfets qui devraient recevoir le pouvoir de sévir. Soumis à la pression de leur hiérarchie, on imagine de quelle manière ils appliqueront la mesure. Et pas question, bien entendu, d’évaluer les dispositifs existants.
Catherine LEMORTON appelle le gouvernement à davantage de responsabilité et réclame la mise en place d’un plan national de lutte contre le décrochage scolaire fondé sur l’individualisation des réponses et la généralisation des dispositifs relais.
Autre mesure mise en avant: Nicolas Sarkozy entend installer « un bureau destiné au policier ou gendarme référent » dans les établissements scolaires sensibles. Au printemps 2009, il avait demandé avec le succès que l'on connait, que soient « sanctuarisés les établissements scolaires ». A la rentrée dernière, il voulait déployer des « équipes mobiles de sécurité », composées de policiers ou de gendarmes à la retraite.
Aujourd'hui, le Président de la République annonce un nouveau gadget. Un bureau, c'est bien, mais restera-t-il des policiers à mettre dedans? Après les 9200 suppressions de postes depuis 2007, le déficit de gendarmes et de policiers se fait sentir partout et d'abord là où les policiers et les gendarmes ont leur place: dans les brigades et les commissariats.
Ce n'est pas un « bureau » qui remplacera des équipes pédagogiques renforcées et soutenues, condition indispensable pour faire reculer la violence.
Nomination du préfet Lambert : 7ème préfet en dix ans pour la Seine-Saint-Denis...
Nicolas Sarkozy est venu installer Christian Lambert, nouveau préfet de Seine-Saint-Denis. Par ce geste, il prétend vouloir reprendre en main le dossier de la sécurité...
Malheureusement dans ce département, l’autorité de l’Etat n’a d’égale que la stabilité de son représentant. Alors que tous les élus locaux réclament stabilité et constance de la part de leurs interlocuteurs, Christian Lambert est le septième préfet en seulement dix ans ! Et le troisième depuis 2007…
Qui peut penser que face à la recrudescence de la délinquance et à la baisse des effectifs policiers, l'urgence soit de changer un préfet en place depuis seulement 15 mois ?
Chacun sait bien que c’est la politique en matière de sécurité qu’il faut réorienter. C’est déjà ce qu’affirmait en 2006, le préfet Cordet qui avait pour cela été muté par Nicolas Sarkozy. C’est aussi ce que le préfet Meddah vient de rappeler devant l'ensemble des élus du département, estimant que l’Etat n’avait en Seine St Denis « ni moyens ni méthode globale ».
Ce dont la Seine-Saint-Denis a besoin, ce n’est pas d’un proche du Chef de l’Etat, qui va continuer la politique d’abandon et de relégation qui est la sienne. Ce dont la Seine-Saint-Denis a besoin, c’est d’une politique dotée de moyens suffisants, menée avec constance dans le temps en s’appuyant sur les élus locaux qui sont les meilleurs connaisseurs de sa réalité.
IRAN : Interdictions des partis politiques
Poursuivant une politique de répression, d’arrestation et de violence contre les opposants, les autorités iraniennes viennent de franchir un pas supplémentaire vers l’instauration d’un régime militaire bafouant les libertés élémentaires des citoyens iraniens.
Ce lundi, elles ont interdit toute activité aux deux plus importants partis réformateurs ayant soutenu le candidat Mir Hossein Moussavi à l’élection présidentielle de 2009. Il s’agit du Front de la participation (FPII) et de l’Organisation des Moudjahidine de la révolution islamique (OMRPI). Hier, la justice a annoncé la condamnation de trois hauts dirigeants du Front de la participation à six ans de prison. Parmi eux, le secrétaire général du FPII, Mohsen Mirdamadi et un ancien vice-ministre de l’intérieur du président Mohamed Khatami, Mostafa Tajzadeh.
Le Parti socialiste condamne avec la plus grande fermeté les agissements des autorités iraniennes contre l’opposition démocratique et la violation des droits et des libertés des citoyens iraniens. Il réaffirme son soutien et sa solidarité avec tous ceux qui luttent pacifiquement en Iran pour l’avènement de la démocratie et de la justice.
Allocation d'aide au retour à l'emploi des parlementaires
Cher(e)s Ami(e)s,
En réponse aux interrogations de certains d'entre vous, consécutives aux fausses rumeurs qui continuent à circuler sur Internet au sujet des indemnités perçues par les anciens député(e)s en cas de chômage, j'ai jugé utile de vous faire connaitre cette courte note rappelant le dispositif d'aide au retour à l'emploi (AARE).
Comme vous pouvez le constater, l'allocation d'aide au retour à l'emploi est sans commune mesure avec les allégations purement fantaisistes faisant état d'indemnités substantielles qui seraient versées à tous les député(e)s non réélu(e)s pendant cinq ans, voire à vie !!
Souhaitant que cette note vous permette de répondre aux questions que vous pourriez vous poser...
Retraites : les inégalités entre les sexes doivent être corrigées par une action politique volontariste
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) a rendu public une étude concernant les retraites. Les résultats font état d’importantes inégalités entre les femmes et les hommes.
Le montant moyen de pension des femmes est toujours beaucoup plus faible que celui des hommes : 825 euros mensuels pour les femmes contre 1 426 euros pour les hommes.
Ces inégalités en matière de retraites sont notamment les conséquences des discriminations que subissent les femmes dans la sphère professionnelle : écarts de salaires, contrats précaires, à durée déterminée, travail à temps partiel imposé. Les inégalités professionnelles et salariales criantes empêchent toute égalité réelle entre les sexes.
Malgré ces injustices que rencontrent les femmes en matière de salaires, de carrières, puis de pensions, elles ont été les premières victimes de la casse des retraites préparée par le gouvernement, avec la remise en cause de la majoration de durée d’assurance des mères de familles.
Face aux inégalités et à la précarité touchant une large part de la population, et tout particulièrement les femmes, l’action de la droite est alarmante ! Rien n’est fait afin de garantir l’autonomie des femmes et la possibilité de concilier les temps de vie privée et professionnelle. Le débat proposé par les socialistes à l’Assemblée nationale pour améliorer les congés maternité et parental a été dénigré par les parlementaires de droite. Et malgré d’importantes mobilisations, le service public de la petite enfance est actuellement remis en cause.
Catherine LEMORTON demande que des politiques volontaristes s’attaquent aux inégalités entre les sexes, corrigent les situations discriminantes, et agissent pour l’autonomie des femmes, tout au long de leur vie, tant dans la sphère privée que la sphère professionnelle.
Information judiciaire suite aux suicides chez France Télécom : Catherine LEMORTON souhaite la mise en place d’un dispositif contre la souffrance au travail
Le Parquet de Paris s'apprête à lancer une information judiciaire pour "mise en danger de la vie d'autrui" après 35 suicides de salariés chez France Télécom en 2008 et 2009. Aujourd'hui la réalité du travail, pour des millions de salariés, c'est le travail sous tension. Cette information judiciaire est l’occasion d’une prise de conscience générale de l’impact de l’organisation du travail sur la santé, notamment mentale, des travailleurs.
Lorsque 35 personnes se donnent la mort dans une entreprise, pour des raisons tenant à leur emploi, il est normal que la puissance publique s’interroge sur les techniques de management mises en place dans cette entreprise. Mais, le problème dépasse le seul cadre de France Télécom. Cette situation est exemplaire de l’accroissement inacceptable de la souffrance psychique de nombreux salariés.
Catherine LEMORTON dénonce la course effrénée vers le « travailler plus pour gagner plus » et défend une autre conception du travail, le « travailler mieux pour vivre mieux ». Pour cela, il est impératif de lutter contre tous les types d'organisation du travail basés sur le stress.
Le Parti socialiste a fait des propositions pour en finir avec les techniques agressives de management. Il propose le renforcement du rôle du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), notamment en lui assurant une plus grande indépendance vis-à-vis de l’employeur, et également un renforcement des missions et des moyens de la médecine du travail, avec la création de structures régionales paritaires de santé au travail.
Il est impératif d’assurer une meilleure prévention des risques psychosociaux par un renforcement du droit d’expression des salariés, avec l’institutionnalisation d’un questionnaire sur les conditions de travail qui leur serait adressé, par la mise en place d’un mécanisme de contrôle et de transparence des objectifs irréalisables et par le renforcement des corps de contrôle avec l’allocation de moyens supplémentaires, notamment à l’inspection du travail, pour permettre à ces différents corps de mener à bien leur mission.