Woerth-Bettencourt : les Français attendent des réponses et des décisions
Catherine LEMORTON demande solennellement au Président de la République d'apporter aux Français des réponses précises et claires à propos de l’affaire Bettencourt.
Catherine LEMORTON rappelle qu’au lendemain des réceptions des donateurs de l’UMP, en présence du Chef de l’Etat et du Ministre du budget, elle avait déjà souligné l’incompatibilité entre la fonction de Ministre du budget et celle de trésorier de l’UMP. Cette situation était inévitablement source de conflits d’intérêt et donc inacceptable au regard des principes fondamentaux de la République. Les récentes révélations sur la gestion des affaires de Mme Bettencourt le confirment.
Catherine LEMORTON demande qu’il soit répondu aux questions suivantes, que chacun est en droit de se poser dans une démocratie :
- Quels étaient la fonction et les missions exactes de l’épouse du Ministre du budget de l’époque dans la société qui gère les affaires de Mme Bettencourt ? A-t-elle eu connaissance ou été impliquée dans l’organisation de l’évasion fiscale qu’a reconnu Mme. Bettencourt ? M. Woerth en a-t-il été informé ?
- Eric Woerth a-t-il rencontré les conseillers de Mme Bettencourt et a-t-il partagé avec eux des informations ?
- Quelle est la nature et le montant des dons reçus par l’UMP ou par des organismes qui lui sont liés de la part de Mme Bettencourt, mentionnés dans les enregistrements par M. de Maistre, gestionnaire de sa fortune ? A quel bénéficiaire ? A quelle date ? Pour quel objet ?
- Comment se fait-il qu’aucune enquête n’ait été demandée, par le Parquet ou la Chancellerie, face à une fraude fiscale avérée de la part de Mme Bettencourt ?
- Quels sont le rôle et l’implication exacte de M. Ouart, ancien conseiller du Président de la République, qui semble avoir été en rapport régulier avec M. de Maistre ? A quel titre est-il intervenu ?
Catherine LEMORTON considère qu’il est inacceptable de balayer ces interrogations légitimes et nécessaires d’un revers de la main.
Il est urgent de mettre fin aux doutes et au trouble créés dans notre pays par cette affaire qui nous mène bien loin de la « République irréprochable » promise par M. Sarkozy. Il lui appartient aujourd’hui de faire toute la lumière sur cette affaire et d’en tirer toutes les conséquences.
Non au gel des salaires dans la fonction publique !
Mesure après mesure, le gouvernement s’applique à démanteler notre modèle économique et social.
La nécessité de se conformer aux injonctions des marchés par la mise en œuvre de politiques d’austérité prend le pas sur toute autre considération. François Fillon avait donné le ton en annonçant début juin une baisse drastique des dépenses de l'Etat sur la période 2011-2013.
C'est dans son prolongement que le gouvernement s’attaque aujourd’hui au salaire des fonctionnaires, avec l’annonce d’un probable gel du point d'indice pour les trois années à venir alors que s’ouvrent vendredi les négociations salariales dans la fonction publique.
Non seulement l’Etat revient sur sa parole et sur la garantie d’une hausse de 0,5 % au 1er juillet actée lors de la dernière négociation triennale, ce qui est scandaleux. Mais en plus, il fixe déjà le résultat avant même que les négociations ne s’ouvrent !
« La crise est passée par là entre-temps », justifie Georges Tron.
Peu importe à leurs yeux que cette mesure fasse peser de lourdes menaces sur la croissance française en asphyxiant un peu plus la demande intérieure. Tant que les agences de notations sont elles satisfaites, le principal est sauf.
Cette annonce arrive alors que les fonctionnaires souffrent déjà d’une sensible détérioration de leur pouvoir d’achat et que le gouvernement a annoncé la prochaine hausse de 3 points de leur taux de cotisation pour les retraites, qui va également peser sur leurs revenus.
Cette annonce rend d’autant plus cruciale la mobilisation prévue ce 24 juin : seul un rassemblement massif nous permettra de contraindre le gouvernement à abandonner ce nouveau projet de régression.
C’est pourquoi Catherine LEMORTON invite tous celles et ceux, convaincus que l’État doit imaginer une autre politique économique et une autre ambition pour les services publics, à se mobiliser pour combattre avec fermeté cette nouvelle saignée et défendre nos droits.
Ce n’est qu’en nous appuyant sur des services publics performants et largement partagés, que nous pourrons préparer l’avenir.
Catherine LEMORTON soutient la journée nationale d’action du jeudi 24 juin 2010
Face aux menaces qui pèsent sur l’avenir des retraites des Français avec les mesures injustes et irresponsables annoncées par le gouvernement,
Face aux risques que les mesures d’austérité du gouvernement représentent pour la croissance et l’emploi des Français,
Face aux coupes budgétaires qui touchent tous les services publics et mettent en danger l’avenir de notre pays,
Catherine LEMORTON appelle tous les Français à se mobiliser à l’occasion de la journée nationale d’action du 24 juin 2010.
Les militants et élus socialistes seront présents partout en France dans les cortèges et les manifestations.
Le gouvernement laisse le gaz devenir un produit de luxe
Le bilan de ces six derniers mois est accablant ! Le nombre de coupures de gaz pour impayés ne cesse de croître : 10 000 en 2008 ; 110 000 procédures entre le 1er janvier et le 31 mai 2010 ; une prévision de 300 000 demandes en 2010…
Le gouvernement en porte l’entière responsabilité. Il a permis au gaz d’augmenter de plus de 35% entre 2004 et 2010, sans justification face à l’évolution des cours mondiaux.
L’État a privilégié les profits à court terme des actionnaires de GDF-Suez – qui fournit 94% des 10,8 millions de clients résidentiels français – sur l’intérêt général et les missions de service public.
Avec l’effet conjugué de la crise et de la hausse des prix, 3,4 millions de ménages sont concernés par la précarité énergétique, et de nombreux foyers ne parviennent plus à payer leurs factures. Ils sont abandonnés par le gouvernement qui a renoncé à agir.
Catherine LEMORTON propose que le financement d’un vaste plan de lutte contre la précarité énergétique, notamment pour les logements les plus modestes soit assuré dans le cadre d’une fiscalité écologique juste et efficace.
Par ailleurs, afin d'assurer un accès aux besoins fondamentaux pour tous, Catherine LEMORTON souhaite faire évoluer la tarification pour permettre aux plus modestes d’avoir accès à l’énergie à un coût abordable.
Malgré cette situation catastrophique, le gouvernement et la droite continuent de bouleverser les conditions de régulation de l’énergie.
La loi NOME (Nouvelle Organisation du Marché de l'Électricité), qui ouvre les marchés de l’électricité à la concurrence pour les particuliers, va étendre à l’électricité les problèmes rencontrés aujourd’hui pour le gaz.
Le Parti socialiste exige la libération de Gilad Shalit
Voilà quatre ans que le soldat israélien Gilad Shalit est détenu par le Hamas.
A cette occasion, le Parti socialiste assure de son soutien sa famille et ses proches.
Il demande une nouvelle fois aux ravisseurs sa libération immédiate et inconditionnelle. Rien ne peut justifier que le soldat Shalit soit ainsi retenu en otage.
Suppression des allocations familiales : la justice et l’efficacité aux abonnés absents.
Il y a quelques mois, le gouvernement prônait la distribution d’une cagnotte aux élèves présents. Aujourd’hui l’Assemblée nationale examine une proposition de loi qui prévoit une suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme.
La mesure est aussi injuste qu’inefficace.
Injuste parce qu’elle touche les familles les plus en difficulté, notamment les familles monoparentales. Alors que ces familles ont besoin de soutien et d’accompagnement, la suppression des allocations familiales va s’apparenter à une double peine.
Inefficace parce que la stigmatisation ne sert à rien. En Grande-Bretagne, que le gouvernement ne cesse de citer en exemple, le taux d’absentéisme scolaire a augmenté de 40% depuis que le pays pénalise financièrement et emprisonne les parents « irresponsables ».
Catherine LEMORTON demande à la majorité de cesser d’instrumentaliser cette question sérieuse et complexe. La lutte contre l’absentéisme et le décrochage scolaire nécessite un plan ambitieux fondé sur la généralisation des dispositifs relais et l’individualisation des réponses et non sur la stigmatisation.
Ravage à Pôle Emploi : Vers la privatisation d'un marché du placement
Catherine LEMORTON, députée de la Haute-Garonne, tient à apporter son soutien plein et entier aux salariés du Pôle Emploi, en grève contre ce qu'il convient d'appeler une destruction larvée du service public de l'emploi.
Elle s'indigne de la coupable passivité du Gouvernement face à la crise et la montée du chômage, le manque criant d'effectifs, et les « méthodes » d'organisation ou de management ineptes.
Ces dernières sont causes de situations qui seraient ubuesques si elles ne pourrissaient la vie de plus de deux millions de personnes :
des files d'attentes interminables pour obtenir quelques minutes d'un entretien téléphonique avec un conseiller, qui sera automatiquement coupé à la seconde près,
des procédures standardisées et brutales, ne faisant aucun cas des parcours et problèmes individuels,
des quantités pléthoriques de dossiers à suivre par conseiller, 200 à 300 contre les 60 annoncés par Christine LAGARDE.
une volonté délibérée d'externaliser des dossiers vers des entreprises privées à but lucratif.
Est-ce là manière humaine, convenable et efficace de permettre aux chômeurs de travailler à nouveau ?
Les salariés de Pôle Emploi ont raison de s'insurger contre ce qui constitue de la part du Gouvernement un saccage en règle du service public de l'Emploi, premiers pas vers la privatisation du « placement ».
Un retour au XVIIIème siècle, en somme !
Déficit de la sécurité sociale : régime d'austérité pour les malades en vue
La commission des comptes de la sécurité sociale devrait annoncer pour 2010 un déficit prévisionnel « record » du régime général de la sécurité sociale.
Avec un trou, de près de 27 milliards, dont 10 pour la branche retraites et plus de 13 pour l'assurance maladie, la sécurité sociale s'inscrit dans un déficit abyssal chronique depuis 2002.
La crise a assurément eu un impact mais la politique gouvernementale tout autant, et il est injuste et provocateur de faire assumer par les salariés, premières victimes d'une crise provoquée par des acteurs économiques irresponsables, la totalité de la charge du déficit. C'est ce qu'il a engagé pour l'assurance maladie : franchises médicales, déremboursements.
Or, au-delà de la crise, des mesures structurelles pour une réforme des retraites à la fois juste et efficace s'imposent : contribution des revenus du capital, mobilisation pour l'emploi des seniors, retraite choisie.
De la même manière, l'avenir de l'assurance maladie ne passe pas par la multiplication des déremboursements. Alors que le budget santé des Français a déjà augmenté de 50% depuis 2002 et que 40 % d'entre eux renoncent à des soins ou les retardent pour les raisons financières. Catherine LEMORTON préconise la fin des niches sociales injustes, une réorganisation des filières de soins, l'encadrement des dépassements d'honoraires, la mise en place d'une part forfaitaire de la rémunération des médecins.
Catherine LEMORTON appelle à la mobilisation pour la défense d'une sécurité sociale solidaire face à une politique de détricotage quotidien qui transfère une part croissante de la prise en charge aux assureurs privés.
La réforme des retraites constitue en cela une étape décisive.
Libéralisation des paris en ligne : un scandale à dénoncer !
Alors que la libéralisation des paris en ligne entre en application aujourd'hui, on ne peut que s'indigner devant les raisons inavouées que le Gouvernement a pourtant pris en compte pour élaborer cette loi.
Inavouable le fait que les principaux bénéficiaires de cette libéralisation étaient tous présents au fameux "dîner du Fouquet's" le soir de l'élection de Nicolas SARKOZY !
Inavouable le fait que ces mêmes groupes avaient déjà mis en ligne -et en toute illégalité- leurs sites sans jamais être inquiétés !
Inavouable enfin l’irresponsabilité du Gouvernement face aux risques majeurs d'explosion des conduites addictives aux jeux, notamment chez les jeunes.
Après avoir autorisé la publicité d’alcool sur internet, la santé publique est loin d’être la préoccupation de la majorité présidentielle.
Cette loi est un véritable scandale, sa mise en application une honte, il est nécessaire de la dénoncer !
Infirmiers : le gouvernement répond par la force
Catherine LEMORTON condamne avec la plus grande vigueur la répression contre les infirmiers anesthésistes qui manifestaient hier.
Cette réaction constitue une provocation inacceptable à l'égard de ces professionnels de santé.
Les infirmiers anesthésistes (IADE) demandent la reconnaissance de la spécificité de leurs métiers et de la durée des études nécessaires (master) à son exercice.
Catherine LEMORTON demande que le dialogue et la concertation s'engagent, et dénonce le choix d'une politique de la force.
Présenté par le Gouvernement comme un outil permettant à la population de « renforcer substantiellement les possibilités de recours non juridictionnel », le « Défenseur des Droits » semble à la fois inefficace et dangereusement inféodé au pouvoir.
Il fera disparaître des structures adaptées et reconnues, comme le Défenseur des Enfants, la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Egalité), la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité (CNDS) et le Médiateur de la République, pour les remplacer par une superstructure beaucoup plus lourde, beaucoup plus complexe, avec des risques de lenteur, de manque de transparence et …peut-être moins critique !
Il sera directement nommé par le Gouvernement sur « proposition du Président de la République ». Un contre-pouvoir nommé par le pouvoir en place, voilà une décision qui montre un dysfonctionnement de notre démocratie.
Catherine LEMORTON, comme toutes celles et tous ceux qui désirent voir maintenue la qualité de ces recours, s’oppose à cette création et demande au Gouvernement de maintenir en l’état des structures performantes et bien moins coûteuses.