Grand emprunt : un objet de communication, un contresens économique
Lundi dernier, le Président de la République convoquait en grande pompe le Congrès à Versailles pour y annoncer... un emprunt.
Ce grand emprunt apparaît aujourd'hui pour ce qu'il est : une grande illusion, un objet de communication destiné à masquer les déficits abyssaux liés à une politique économique qui n'a pas pris la mesure de la crise économique, et systématiquement favorisé les plus aisés. Il est au reste évident que seuls les français les plus riches pourront y souscrire et bénéficier de la rémunération et des avantages fiscaux qui lui sont liés.
Cet emprunt ne servira qu'à tenter de dépenser plus au détriment des générations futures qui devront le rembourser.
En ce qui concerne les annonces de dépenses nouvelles, les résultats du séminaire gouvernemental sont affligeants : les idées générales, éventuellement généreuses se succèdent sans éléments concrets, sans travail méthodique, et s'apparentent surtout à une bien tardive et incertaine tentative de rattrapage d'investissements absolument nécessaires, que la droite s'est ingéniée à saper et à démanteler depuis maintenant 7 ans.
Il est à peine croyable que ce gouvernement, en place depuis 2007, doive se livrer à de telles gesticulations pour déterminer les priorités de la dépense publique. N'est-ce que pas précisément son rôle au quotidien que de fixer de telles priorités ?
A quoi servaient, une fois encore, tant d'effets d'annonce pour en arriver là ? Tout ça pour ça.
Réunion de l'Internationale socialiste
Le Parti socialiste participera au Conseil de l'Internationale socialiste qui se déroule les 29 et 30 juin 2009 à Budva, Monténégro.
La délégation du PS est conduite par Ségolène ROYAL, Vice-présidente de l'Internationale, et Jean-Christophe CAMBADELIS, Secrétaire national à l'Europe et l'International.
Lors de cette réunion, les socialistes français proposeront que le mouvement socialiste international se mobilise pleinement dans le soutien au peuple iranien et pour la libération des prisonniers politiques.
Mai 2009 : le bilan s'alourdit encore pour l'emploi
En mai 2009, 36.400 personnes supplémentaires sont venu s'inscrire au Pôle emploi. Pour la 5ème fois consécutive depuis le début de l'année, les chiffres mensuels des inscrits continuent leur progression et ne laissent apparaître aucun renversement de tendance. 3,6 millions de personnes sont inscrites au pôle emploi, ce qui représente une hausse de 18 % sur un an.
Les prévisions de l'Unedic, qui prévoyaient pour 2009 une augmentation de 700 000 demandeurs d'emplois, sont malheureusement en train de se réaliser. De plus, les radiations administratives ont augmenté de 8,8 % sur le seul dernier mois, un chiffre particulièrement inquiétant.
Face à cette situation, le gouvernement, qui a osé un commentaire optimiste, devrait rester prudent. Car après les non renouvellements des contrats d'intérim, les fins de CDD, ce sont désormais les emplois considérés comme stables qui sont détruits : il n'y a donc aucune amélioration en vue.
Il est plus que temps d'agir. L'attentisme du gouvernement est inacceptable. La France doit se doter d'un plan de relance massif et d'une véritable politique d'aide aux chômeurs.
Catherine LEMORTON demande avec force :
- la généralisation du contrat de transition professionnelle à l'ensemble des bassins d'emploi, et souligne que sur ce point, l'UMP avait voté contre cette proposition le 30 avril à l'Assemblée Nationale.
- le prolongement de 6 mois de la durée d'indemnisation sur la base de 80 % du salaire pour les demandeurs d'emploi en fin de droit.
- un vrai plan de relance par la consommation, qu'il est possible de mettre en œuvre immédiatement, notamment en supprimant le paquet fiscal.
Le président de la République mute un procureur général, en s'appuyant sur un avis du Conseil Supérieur de la Magistrature qui n'existe pas.
Le procureur général Marc ROBERT vient d'être nommé auprès de la Cour de Cassation par décret du président de la République du 24 juin. Or, contrairement à ce qu'impose la Constitution et à l'inverse de ce qu'indique le décret lui-même, cette mutation n'a pas fait l'objet d'une délibération du Conseil supérieur de la Magistrature.
Catherine LEMORTON se joint aux magistrats et à leurs organisations représentatives pour réclamer des explications et le compte rendu de la séance mentionnée dans le décret. Par ailleurs, elle demande au président de la République et à sa Garde des Sceaux de mettre un terme à ce dysfonctionnement institutionnel grave et inédit qui remet en cause le principe d'indépendance de la justice.
Le rôle du Conseil Supérieur de la Magistrature, institution de la République, garante de l'indépendance de la justice au terme de la Constitution, ne peut être ainsi foulé au pied pour le simple motif de ne pas contrarier la volonté présidentielle.
Elections municipales à Hénin Beaumont.
Les électeurs d'Hénin Beaumont se sont prononcés ce dimanche pour le premier tour de l'élection municipale.
A l'issue de ce premier tour, ils ont voté majoritairement pour les listes conduites par des candidats refusant l'intolérance et la xénophobie.
Au second tour, il faut maintenant rassembler la gauche et les républicains pour proposer aux Héninois une unité nouvelle pour leur ville, un nouvel élan pour Hénin Beaumont.
Face au danger que représente le Front national, Catherine LEMORTON appelle tous les républicains à se rassembler derrière la liste conduite par Daniel Duquenne.
7 heures pour la Guadeloupe : un voyage bâclé, un rendez-vous manqué.
Catherine LEMORTON regrette profondément la désinvolture avec laquelle s'est comporté et exprimé le Président de la République lors de son déplacement en Guadeloupe.
Après la crise sociale sans précédent qu'a connue la Guadeloupe, le Président de la République s'était engagé à venir y ouvrir les Etats-Généraux. Il se sera contenté d'une escale de 7 heures, dont la moitié reclus dans l'enceinte aéroportuaire où, fait sans précédent, il a choisi de recevoir les élus.
Au cours de sa seule allocution publique - devant une assistance triée sur le volet - le Président de la République aura surtout cherché à esquiver la question de la responsabilité de l'exécutif dans la persistance du malaise social. Affirmant que « les images ou les slogans qui ont été diffusés par les médias durant la crise » avaient pu faire douter le pays de la volonté des Guadeloupéens de rester français, le chef de l'Etat est allé jusqu'à agiter l'épouvantail de l'indépendance pour disqualifier un mouvement social.
La Guadeloupe mérite mieux. Plus d'écoute, de considération et au final, plus de respect. Au lendemain de ce déplacement bâclé du Président, elle attend toujours le respect des accords salariaux, les réponses aux questions concernant son développement économique, et le respect des engagements de l'Etat.
En Martinique comme ailleurs, le peuple doit avoir le dernier mot.
Suite aux déclarations que vient de faire le président de la République sur son intention de consulter les Martiniquais, Catherine LEMORTON rappelle sa position de principe, favorable à l'autonomie des régions d'outremer qui le souhaiteraient et respectueuse des autres aspirations comme à la Réunion. C'est pourquoi, pour la première fois sous la Vème République, en 2000, le Parti socialiste avait fait inscrire dans la loi, le droit à l'évolution différenciée des régions d'outremer et le principe du référendum local. Ces dispositions, alors combattues par la droite, sont aujourd'hui dans la Constitution.
Catherine LEMORTON prend acte de la position de principe du chef de l'Etat de répondre enfin favorablement à la demande quasi unanime des élus du congrès de la Martinique d'enclencher le processus d'évolution statutaire en vue d'un référendum local. Elle rappelle que la réussite d'un tel processus suppose qu'à la différence des référendums de 2003, la consultation soit claire et loyale, et qu'en tout état de cause, le dernier mot devra revenir à la population. Elle lui demande également de respecter les résolutions du congrès de la Guadeloupe qui, à l'inverse de celui de la Martinique, a demandé le respect du calendrier des élections régionales et cantonales, et a adopté le principe d'un moratoire institutionnel de 18 mois pour permettre l'élaboration d'un projet guadeloupéen.
Catherine LEMORTON rappelle enfin l'urgence d'apporter des réponses immédiates à la grave crise économique et sociale que connaissent les Antilles, la question institutionnelle, pour importante qu'elle soit, ne devant pas être le prétexte pour l'exécutif de renier ses engagements.
Honduras : coup d'État.
Le président du Honduras, Manuel Zelaya, a été renversé par les forces armées. Catherine LEMORTON condamne le coup d'Etat.
L'ordre institutionnel doit être rétabli. Au Honduras, comme ailleurs en Amérique, le respect des règles de la démocratie s'impose à l'institution militaire, au pouvoir judiciaire, aux élus et aux citoyens.
Il reviendra au chef de l'Etat une fois rétabli dans ses fonctions d'ouvrir un dialogue avec les corps constitués afin de trouver un compromis démocratique au contentieux constitutionnel à l'origine de cette crise.
Catherine LEMORTON espère que l'ONU, l'OEA et le Mexique, comme médiateur, pourront au plus tôt trouver une solution permettant le retour de la normalité institutionnelle et démocratique.
Niger : la Constitution doit être respectée !
Le Président du Niger, Mamadou Tandja, vient de décider d'activer l'article 53 de la Constitution du Niger, l'autorisant à exercer des pouvoirs exceptionnels « lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité du territoire national ou l'exécution des engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate ».
Pour la deuxième fois, le Président Tandja tente de s'extraire du cadre constitutionnel, puisque ce même article précise que « l'Assemblée nationale apprécie, à la majorité absolue de ses membres la durée de l'exercice des pouvoirs exceptionnels et y met fin en cas d'abus. » L'Assemblée nationale ayant été dissoute par le Président nigérien, cet article ne peut manifestement plus s'appliquer, d'autant plus que ni les institutions de la République, ni l'indépendance de la Nation, ni l'intégrité du territoire national ne sont menacés, si ce n'est par la volonté du Président Tandja de se maintenir à tout prix dans ses fonctions. La mobilisation très forte de la grande majorité des partis politiques, syndicats et organisations de la société civile du Niger montrent que cette position est de plus en plus incomprise.
Rappelons que l'article 36 de cette même Constitution précise que le Président du Niger est « rééligible une seule fois » et que l'article 136 stipule que l'article 36 ne peut faire l'objet « d'aucune révision ».
Catherine LEMORTON condamne donc avec la plus grande fermeté toute tentative d'outrepasser la Constitution du Niger et apporte son soutien le plus ferme aux acteurs qui se battent pour sa défense, en particulier le PNDS et son Président Mahamadou Issoufou, mais aussi les très nombreuses organisations ayant rejoint cette dynamique républicaine. Il semble en effet de plus en plus légitime d'empêcher la tenue d'un référendum afin de permettre la tenue d'élections présidentielles respectueuses du droit, libres et transparentes.
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